Fautes d'orthographe en rédaction web : les plus fréquentes et comment les éviter

Aurélien PAGEConsultant SEO/GEO

Une faute d'orthographe dans un contenu web, c'est plus qu'une coquille. C'est un signal négatif envoyé au lecteur — et potentiellement à Google. Un texte truffé d'erreurs grammaticales nuit à votre crédibilité, fragilise votre EEAT et peut décourager la lecture avant même que le visiteur ait eu le temps de s'intéresser à votre offre.

La bonne nouvelle : la plupart des fautes récurrentes en rédaction web sont systématiques. On fait toujours les mêmes erreurs. Et des erreurs systématiques, ça s'anticipe et ça s'élimine avec méthode.

Les confusions d'homophones : le piège classique

Les homophones sont des mots qui se prononcent de la même façon mais s'écrivent différemment. Ils représentent la grande majorité des fautes dans les textes rédigés rapidement.

"a" / "à" "A" est le verbe avoir conjugué ("il a répondu"). "À" est une préposition ("il répond à vos questions"). Astuce : remplacez mentalement par "avait" — si ça fonctionne, c'est "a" sans accent.

"ou" / "où" "Ou" est une conjonction de coordination ("SEO ou SEA"). "Où" indique un lieu ou une interrogation ("là où le SEO excelle", "où en êtes-vous ?"). Astuce : remplacez par "ou bien" — si ça fonctionne, pas d'accent.

"on" / "ont" "On" est un pronom sujet ("on optimise le site"). "Ont" est l'auxiliaire avoir ("ils ont optimisé le site"). Astuce : remplacez par "ils avaient" — si ça fonctionne, c'est "ont".

"son" / "sont" "Son" est un adjectif possessif ("son site web"). "Sont" est le verbe être ("ils sont bien positionnés"). Même astuce : remplacez par "étaient" — si ça fonctionne, c'est "sont".

"ces" / "ses" / "c'est" / "s'est" "Ces" désigne plusieurs éléments ("ces pages web"). "Ses" indique la possession ("ses contenus"). "C'est" = "cela est" ("c'est efficace"). "S'est" = pronom réfléchi + être ("il s'est amélioré"). Chacun a son contexte propre — ralentissez à chaque occurrence pour identifier lequel s'applique.

Les confusions de conjugaison

Infinitif ou participe passé ? La confusion entre "-er" (infinitif) et "-é" (participe passé) est extrêmement fréquente. "Vous devez optimiser votre site" (infinitif) vs "le site a été optimisé" (participe passé). Astuce : remplacez le verbe en "-er/-é" par un verbe en "-re/-u" comme "vendre/vendu". Si "vendu" fonctionne, c'est "-é". Si "vendre" fonctionne, c'est "-er".

L'accord du participe passé Avec l'auxiliaire être, le participe s'accorde avec le sujet : "les pages ont été optimisées". Avec avoir, il s'accorde avec le complément d'objet direct si celui-ci est placé avant : "les pages que j'ai optimisées". En rédaction web, cette règle est souvent oubliée dans la relecture.

"quand" / "quant" / "qu'en" "Quand" exprime le temps ("quand le site est bien optimisé"). "Quant" exprime pour sa part ("quant au netlinking"). "Qu'en" = "que en" ("qu'en pensez-vous ?"). Ces trois formes se prononcent pareil et se confondent souvent à l'écrit.

Les fautes de typographie fréquentes en rédaction web

L'orthographe ne se limite pas aux mots — la typographie fait partie de la qualité d'un texte professionnel.

Les espaces avant les signes de ponctuation En français, une espace insécable précède les deux-points, le point-virgule, le point d'exclamation et le point d'interrogation. En pratique, beaucoup de rédacteurs web omettent cette espace ou ne savent pas l'insérer. Sur le web, l'espace simple est souvent acceptable, mais l'absence totale d'espace ("Résultat:excellent") est une erreur.

Les guillemets En français, on utilise les guillemets français (« »), pas les guillemets anglais (" "). En rédaction web, les guillemets anglais sont souvent utilisés par défaut selon le clavier ou l'éditeur — vérifiez ce paramètre dans votre CMS.

La majuscule après les deux-points En français, pas de majuscule après les deux-points sauf si la liste ou la citation commence une nouvelle phrase complète.

Les traits d'union "Référencement naturel", pas "référencement-naturel". "Bien-être", pas "bien être". Les règles des traits d'union sont complexes — en cas de doute, vérifiez dans un dictionnaire.

Les anglicismes à éviter (ou à employer avec discernement)

En rédaction web, particulièrement dans les secteurs tech, marketing et SEO, les anglicismes pullulent. Certains sont incontournables car aucun équivalent français n'existe ou n'est utilisé ("backlink", "SEO", "GEO"). D'autres sont simplement des paresses de vocabulaire.

À éviter si un équivalent français existe :

  • "Pitcher" → présenter, exposer
  • "Staffer" → recruter, affecter
  • "Booster" → améliorer, renforcer, augmenter
  • "Checker" → vérifier
  • "Updater" → mettre à jour

À conserver car ils sont d'usage professionnel établi :

  • SEO, GEO, EEAT, Core Web Vitals, backlink, crawl, snippet — ces termes techniques n'ont pas d'équivalent français usité dans le domaine.

La ligne de partage : si votre lecteur cherchera le mot dans un dictionnaire ou si un équivalent français courant existe, utilisez le français.

Les erreurs d'accord fréquentes

"Tout" adverbe vs "tout" adjectif "Tout" adverbe (= entièrement) est invariable devant un adjectif masculin et devant un adjectif féminin commençant par une voyelle : "tout optimisé", "tout entière". Mais il s'accorde devant un adjectif féminin commençant par une consonne : "toute petite amélioration". Cette règle est souvent ignorée.

Les noms composés au pluriel "Des mots-clés" (pas "des mot-clés"). "Des rédacteurs web" (pas de trait d'union). Les noms composés ont des règles d'accord spécifiques selon leur structure — vérifiez systématiquement les pluriels des termes techniques de votre secteur.

Méthode de relecture efficace pour la rédaction web

Connaître les règles ne suffit pas. Une relecture efficace, c'est un processus.

Relire à voix haute. Vous entendrez les ruptures de rythme, les répétitions et parfois les fautes grammaticales que l'œil ne voit plus après une longue session de rédaction.

Relire en sens inverse. Commencez par la dernière phrase, remontez vers le début. Cela casse l'effet de "lecture automatique" et force l'attention sur chaque mot individuellement.

Utiliser un correcteur orthographique — mais pas en aveugle. Les outils comme Antidote ou LanguageTool détectent la majorité des erreurs, mais produisent aussi des faux positifs. Le correcteur est un filet de sécurité, pas un substitut à la relecture humaine.

Laisser reposer le texte. Relire immédiatement après avoir rédigé, c'est relire ce qu'on voulait écrire, pas ce qu'on a écrit. Un délai de quelques heures (ou de quelques minutes au minimum) améliore significativement la détection des erreurs.

Créer une liste personnelle des erreurs récurrentes. Chaque rédacteur a ses angles morts. Notez les fautes que vous faites systématiquement et ajoutez-les à votre routine de relecture.

L'impact des fautes sur le SEO

Google ne pénalise pas directement l'orthographe — il n'existe pas de "filtre anti-fautes" dans l'algorithme. Mais les fautes ont des effets indirects sur votre référencement :

  • Crédibilité et EEAT : un contenu bien écrit renforce les signaux d'expertise et de fiabilité. Un contenu truffé de fautes les affaiblit.
  • Engagement : les lecteurs quittent plus rapidement les textes mal rédigés. Un taux de rebond élevé peut influencer négativement vos signaux de qualité.
  • Backlinks : personne ne cite comme source un contenu bâclé. La qualité rédactionnelle conditionne en partie votre capacité à obtenir des liens entrants naturels.

La qualité d'écriture est une composante de la qualité globale du contenu — et la qualité du contenu est au cœur du SEO.

Pour approfondir : techniques de rédaction web pour améliorer votre contenu et comment rédiger un bon article de blog.

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